5 - Campagnes DEYTS

Dans les années 1960, des crédits sont trouvés afin d'assainir le site des sources de la Seine. En 1963, Roland Martin assisté de Simone Deyts retourne sur les lieux. Il est décidé de dégager la « piscine » décrite par Henry Corot dans les années 1930. Sous la dalle de « béton » fut dégagée une collection extraordinaire de presque trois cents ex-voto en bois. La conservation de ces objets vieux de 2000 ans fut possible grâce à leur lieu de stockage : dans une zone marécageuse dans lit de la Seine remplie de sédiments et de tourbe.

Ex-voto en bois des sources de la Seine

 

Au moment de leur découverte, les ex-voto en bois ont une composition comparable à une éponge. L'eau a pris la place des cellules de bois et une exposition trop importante à l'air et à la lumière les aurait totalement détruits. Un procédé encore expérimental dans les années 1960 est mis en place par Simone Deyts. Il s'agit de remplacer l'eau présente dans les ex-voto par une solution plastique, le polyéthylène glycol, afin de fixer les cellules de bois. C'est ainsi que les ex-voto ont pu être conservés.

Aujourd'hui encore, cette découverte presque unique au monde, par la qualité et la quantité de ses pièces, est sous très haute surveillance au musée archéologique de Dijon.

Ex-voto en bois des sources de la Seine

Les ex-voto en bois ont pu être datés grâce à la dendrochronologie, méthode de mesure des cernes du bois, entre 10 avant J.-C. et 30 après J.-C.

La découverte des ex-voto en bois marque la fin définitive des fouilles aux sources de la Seine en 1967.